Les trois modèles de facturation
Chacun répond à un type de besoin différent, et le confondre est la source d’incompréhension la plus fréquente.
Le tarif journalier. Vous achetez du temps de travail. C’est le modèle le plus lisible quand le périmètre n’est pas figé au départ, ce qui est le cas de la plupart des missions de conseil. Il rend l’arbitrage possible en cours de route : une journée déplacée d’un chantier vers un autre ne demande pas de renégocier.
Le forfait mensuel. Vous achetez une présence régulière sur une durée. Il convient au suivi d’un site en production, où le travail est continu mais varie d’un mois sur l’autre. Son risque est de devenir une rente si le contenu du forfait n’est pas décrit précisément.
La mission au forfait. Vous achetez un livrable défini : un audit, une refonte d’arborescence, une migration. Le prix est connu à l’avance et le risque de dépassement est porté par le prestataire. Il exige un périmètre écrit, faute de quoi chaque demande supplémentaire devient un point de friction.
Ce qui fait varier le prix entre indépendants
Les écarts observés sur le marché français sont larges, et ils ne s’expliquent pas seulement par l’expérience.
L’ancienneté et les références pèsent, mais moins qu’on ne le croit. Un consultant installé depuis 10 ans sur des sites de petite taille ne facture pas comme un profil plus jeune passé par des sites à fort trafic.
La spécialisation compte davantage. Un généraliste couvre tout à un niveau moyen. Un profil resserré sur le SEO technique, l’e-commerce ou l’international se paie plus cher sur son domaine, et n’a pas de raison d’intervenir en dehors.
Le degré d’exécution change tout. Un consultant qui recommande et un prestataire qui produit du contenu ou modifie le code ne vendent pas la même chose. Le second facture souvent moins la journée, parce que le travail est plus exécutif.
La localisation, en revanche, ne joue plus guère. Le travail se fait à distance, et un tarif justifié par une implantation parisienne l’est rarement.
Ce qu’un tarif bas cache généralement
Un tarif très inférieur au marché s’explique presque toujours d’une des 3 manières suivantes.
Le volume de temps réellement consacré est faible. Un forfait mensuel bon marché peut représenter 2 heures de travail effectif, ce qui suffit à produire un rapport mais pas à déplacer un site.
Le travail est sous traité, souvent à l’étranger, avec un contrôle qualité variable. Cela se voit aux contenus livrés, dont la langue est correcte mais le propos creux.
Ou bien la prestation se réduit à l’exécution d’une liste standard, appliquée à l’identique quel que soit le site. Elle a une valeur réelle sur un site jamais optimisé, et aucune au-delà.
Comment comparer deux propositions
3 questions rendent 2 devis comparables.
Combien de temps de travail effectif, exprimé en journées ou en heures, et non en prestations listées.
Qui travaille, nommément, et est ce la personne rencontrée.
Les livrables et leur forme. Un audit qui produit un document est vérifiable, un accompagnement qui produit des échanges ne l’est pas.
Ce que couvre ma journée
Le tarif est le même pour le référencement naturel, le SEA et la mesure. Il couvre le travail lui-même, le compte rendu écrit qui l’accompagne et les échanges liés à la mission.
Ce qui n’est pas inclus : l’achat d’espace publicitaire, le coût des placements en netlinking, les licences d’outils et la production de contenu rédactionnel en volume, qui se chiffrent séparément parce qu’ils dépendent de quantités et non de temps.
Le premier échange, d’une trentaine de minutes, sert à situer le besoin et à dire si une mission a du sens. Il est offert et n’engage à rien.







