J’interviens en freelance, directement sur vos comptes, sans intermédiaire. La première étape est toujours un audit, avant toute modification.
Ce qu’un audit GA4 révèle le plus souvent
6 anomalies reviennent sur la majorité des comptes. Aucune ne se voit à l’écran : les rapports s’affichent, les campagnes tournent, et les décisions se prennent sur des nombres faux.
Conversions dupliquées
La balise posée dans Google Tag Manager et le code GA4 installé en dur cohabitent. Un même formulaire est compté 2 fois. Google Ads reçoit le double des conversions réelles et calibre ses enchères sur ce volume gonflé.
Micro-conversions déclarées comme objectifs principaux
Pages vues, clics sur un bouton, défilement à mi-page : ces événements servent à l’analyse, pas au pilotage des enchères. Déclarés comme conversions dans Google Ads, ils poussent l’algorithme vers des actions sans valeur commerciale.
GA4 et Google Ads désalignés
Le lien entre les 2 comptes existe, mais les conversions importées ne correspondent pas à celles de GA4. 2 lectures coexistent, aucune ne fait référence, et chaque réunion recommence par un débat sur les chiffres.
Fenêtres d’attribution inadaptées au cycle de vente
Une vente B2B se conclut rarement en 7 jours. Avec une fenêtre trop courte, les campagnes de découverte semblent inutiles et le retargeting semble tout convertir, alors qu’il récolte un travail fait en amont.
Trafic interne non filtré
Les visites de vos propres équipes gonflent l’engagement et polluent les audiences réutilisées par les régies. Sur un site à volume modéré, l’effet suffit à fausser la lecture du comportement des prospects.
Absence de convention UTM
Sans nommage strict des campagnes, GA4 range une partie du trafic dans « Direct » ou « not set ». Les campagnes paraissent moins efficaces qu’elles ne le sont, et les arbitrages budgétaires se font sur une attribution incomplète.
Ce que GA4 doit envoyer à Google Ads
L’enjeu n’est pas de mesurer plus, mais de transmettre les bons signaux. Un algorithme d’enchères apprend de ce qu’il reçoit : donnez-lui des conversions dupliquées, il surpaie ses clics ; donnez-lui des clics sur un bouton, il optimise pour des clics sur un bouton.
Chaque événement conservé doit répondre à une question commerciale précise. Quelle campagne amène les demandes que le commerce qualifie ? Quel mot clé produit une vente, et pas seulement un formulaire ? À quel moment du tunnel les prospects les plus avancés s’arrêtent ?
Le déploiement de ces événements dans le conteneur relève du consultant Google Tag Manager, et le pilotage des campagnes qui les consomment du consultant Google Ads.
Le même principe vaut côté référencement naturel. Un rapport SEO sert à décider, ce qui commence par le choix des indicateurs à regarder, et suppose un suivi mis en place une fois puis relu chaque mois.
Tarif d’un consultant Google Analytics
Mon taux journalier est de 450 € HT. Un audit de configuration tient en 2 à 3 jours selon le nombre de flux et de conversions déclarées. Une remise à plat complète, plan de taggage compris, demande davantage et se chiffre après l’audit, pas avant.
Le périmètre se fixe lors d’un premier échange de 30 minutes, sans engagement. Cette intervention s’articule avec l’accompagnement SEA quand la mesure sert d’abord à piloter des campagnes.
Consentement et données manquantes
C’est une cause fréquente des écarts que les entreprises constatent entre ce qu’elles vivent et ce que leur outil affiche, et elle est rarement expliquée.
Depuis la généralisation des bandeaux de consentement, une partie des visiteurs refuse la mesure. Ces visites existent, elles achètent parfois, et elles n’apparaissent pas dans vos rapports. Le chiffre affiché n’est donc pas votre trafic : c’est la part de votre trafic qui a accepté d’être mesurée. Selon la façon dont le bandeau est conçu et selon le public du site, cette part varie beaucoup, et c’est pour cela qu’aucun taux général ne peut être avancé.
3 conséquences pratiques. Comparer vos chiffres à ceux d’une autre entreprise n’a aucun sens, puisque les bandeaux diffèrent. Comparer vos chiffres à ceux d’avant la mise en place du vôtre n’en a pas davantage. Et un bandeau modifié entre 2 périodes suffit à créer une variation qui ressemble à une chute de trafic.
Ce qui se travaille : la conception du bandeau, qui influe directement sur le taux d’acceptation sans jamais forcer la main, et le mode de consentement qui permet à Google d’estimer les conversions manquantes plutôt que de les ignorer. Ce sont 2 chantiers techniques distincts, et ils passent avant toute optimisation de rapport.
Ce que je vérifie systématiquement au démarrage : que le bandeau bloque réellement les balises avant acceptation, ce qui est une obligation, et qu’il ne les bloque pas après acceptation, ce qui est le défaut inverse et le plus fréquent.
GA4, ou autre chose
GA4 n’est pas la seule réponse et ce n’est pas toujours la meilleure.
Il reste pertinent quand vous avez besoin de relier finement le comportement du site aux campagnes Google Ads, quand vous exploitez plusieurs sources d’acquisition, ou quand votre volume justifie une analyse par segment.
Il devient encombrant quand votre besoin réel tient en 3 chiffres par mois. Sur un site vitrine de 10 pages, la complexité de l’outil coûte plus de temps qu’elle n’apporte de décisions, et un outil de mesure plus simple, souvent exempt de bandeau parce qu’il ne dépose rien, suffit largement.
Je le dis avant de vendre une mission d’audit : si votre question est « combien de visites et d’où viennent-elles », vous n’avez pas besoin de moi pour la paramétrer.
Quand le suivi côté serveur devient utile
Déplacer la collecte du navigateur vers un serveur que vous contrôlez répond à des cas précis : une part significative des mesures perdue à cause des bloqueurs, une durée de vie des identifiants qui limite l’attribution sur un cycle long, ou une exigence de conformité sur ce qui sort du site.
Ce n’est pas un préalable. Une configuration côté navigateur bien construite couvre la majorité des besoins, et déplacer une configuration bancale vers le serveur ne fait que déplacer ses défauts.
Comment ça se passe concrètement
C’est moi qui ouvre vos propriétés, qui lis les rapports et qui corrige la configuration. Aucune partie n’est confiée à un profil junior, et vous parlez à la personne qui touche réellement aux réglages.
J’ai besoin d’un accès administrateur à GA4 et, selon le périmètre, à Google Tag Manager et à la Search Console. Ces accès sont accordés depuis votre compte, restent à votre nom et se retirent en 2 clics. Les propriétés et les données restent les vôtres : rien n’est hébergé chez moi, rien ne part ailleurs.
Si une agence ou un développeur a déjà mis en place le suivi, l’intervention se fait sans rien casser : je documente ce qui existe avant de proposer quoi que ce soit, et ce document vous reste même si nous nous arrêtons là.
Il arrive que la réponse soit de ne rien changer. Un suivi imparfait mais lu et compris vaut mieux qu’une refonte du plan de marquage dont personne ne se servira. Quand c’est le cas, je le dis plutôt que de facturer un chantier.






