Achat media
sellers.json
Le fichier sellers.json est publié par les plateformes publicitaires. Il liste les entités pour lesquelles elles vendent de l’inventaire, avec leur identifiant et leur nature : éditeur direct ou intermédiaire.
Il complète ads.txt, qui fonctionne dans l’autre sens.
Les deux fichiers ensemble
ads.txt est publié par l’éditeur et dit qui a le droit de vendre son inventaire.
sellers.json est publié par la plateforme et dit pour qui elle vend.
Croisés, les deux permettent de reconstituer la chaîne : l’acheteur vérifie que le vendeur figure bien chez l’éditeur, et que l’éditeur figure bien chez le vendeur. Une incohérence signale une revente non déclarée.
Ce que l’annonceur peut en tirer
Deux informations, rarement exploitées.
La longueur de la chaîne. Chaque intermédiaire entre l’annonceur et l’éditeur prélève. Un chemin à quatre maillons laisse une part réduite au contenu, ce que traite l’optimisation du chemin d’approvisionnement.
La nature des vendeurs. Un inventaire majoritairement proposé par des revendeurs plutôt que par les éditeurs eux-mêmes est un signal de qualité inférieure.
Ces vérifications se font sur les rapports de placements d’une campagne, en croisant les domaines diffusés avec les fichiers publiés.
Ses limites
Il ne dit rien de la qualité de l’emplacement, ni de sa visibilité, ni du trafic invalide.
Il ne couvre pas les inventaires fermés, où la question ne se pose pas.
Et son remplissage dépend de la bonne volonté des plateformes : certaines masquent une partie des entités pour des raisons de confidentialité, ce qui laisse des trous dans la chaîne.
Pour qui c’est utile
Pour les acheteurs programmatiques à budget significatif, qui négocient leur chemin d’approvisionnement.
Pour un annonceur de taille moyenne achetant via une plateforme fermée, le mécanisme est appliqué en amont sans qu’il intervienne. La notion sert alors à comprendre pourquoi les accords directs, décrits côté private marketplace, coûtent plus à l’impression et souvent moins au résultat.
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