Acquisition et conversion

MRR

Le MRR, pour monthly recurring revenue, mesure le revenu récurrent mensuel d’une activité par abonnement. Il ramène tous les contrats à une base mensuelle, quelle que soit leur périodicité de facturation.

Un abonnement annuel de 1 200 euros compte pour 100 euros de MRR, même si l’encaissement a lieu en une fois.

Ce qu’il n’est pas

Ce n’est pas le chiffre d’affaires encaissé. La distinction est la source de confusion la plus fréquente.

L’encaissement suit la facturation, avec ses pics annuels. Le MRR lisse, ce qui permet de voir la tendance réelle de l’activité indépendamment du calendrier de facturation.

Il ne comprend pas non plus les revenus ponctuels : frais de mise en service, prestations exceptionnelles, dépassements. Les inclure fausse la lecture de la récurrence.

Ses composantes

Cinq mouvements expliquent la variation d’un mois à l’autre, et leur décomposition est plus instructive que le total.

Le MRR nouveau, apporté par les nouveaux clients.

Le MRR d’expansion, apporté par les clients existants qui augmentent leur abonnement.

Le MRR de réactivation, apporté par les clients revenus.

Le MRR de contraction, perdu sur des clients qui réduisent sans partir.

Le MRR perdu, dû aux départs, qui relève du churn.

Une activité dont l’expansion dépasse la contraction et les pertes croît sans acquisition nouvelle. C’est la situation la plus confortable et la plus rare.

Ce qu’il conditionne côté acquisition

Le MRR par client, combiné à la durée de vie, donne la valeur vie client et donc le plafond de dépense d’acquisition.

Il donne aussi le délai de retour : le nombre de mois nécessaires pour rembourser le coût d’acquisition d’un client. Ce délai pèse sur la trésorerie autant que la rentabilité, et il décide du rythme auquel une campagne peut monter en charge.

Un coût d’acquisition remboursé en trois mois autorise une montée rapide. Remboursé en dix-huit mois, il impose de financer l’écart.

Les erreurs de calcul

Compter les revenus ponctuels dans le MRR gonfle un indicateur censé mesurer la récurrence.

Compter un contrat annuel entier le mois de sa signature produit un pic qui ne veut rien dire.

Ignorer les remises en cours crée un écart entre le MRR annoncé et l’encaissement réel.

FAQ

Questions fréquentes sur le MRR

01

MRR ou ARR ?

L'ARR est le MRR multiplié par douze. Les deux disent la même chose, l'ARR étant l'usage sur les contrats annuels.
02

Faut-il compter les périodes d'essai ?

Non tant qu'elles ne sont pas payantes. Les inclure crée un MRR fantôme.
03

À quelle fréquence le suivre ?

Mensuellement, avec la décomposition en cinq mouvements. Le total seul cache l'essentiel.