Acquisition et conversion

Growth hacking

Le growth hacking désigne une méthode d’acquisition fondée sur l’expérimentation rapide et la mesure, plutôt que sur des campagnes planifiées à l’avance.

Le terme apparaît en 2010 dans l’écosystème des startups américaines, pour décrire des équipes qui cherchaient la croissance avec peu de budget et beaucoup d’itérations.

Ce qui le caractérise réellement

Le cycle court. Une hypothèse, un test, une mesure, une décision. La boucle se répète chaque semaine plutôt que chaque trimestre.

Le refus du canal unique. Le growth hacker teste plusieurs leviers en parallèle pour trouver celui qui répond, au lieu d’investir d’emblée dans un seul.

L’usage du produit comme levier. Le parrainage, le partage intégré, l’invitation d’équipe sont des mécanismes de croissance inscrits dans le produit, pas dans une campagne.

La mesure avant l’intuition. Chaque action doit produire un chiffre comparable.

Ce qu’il n’est pas

Ce n’est pas une collection d’astuces. Les listes de techniques qui circulent décrivent des tactiques dont la plupart ont cessé de fonctionner, souvent parce que les plateformes les ont fermées.

Ce n’est pas non plus une méthode de contournement. L’aspiration de données, l’automatisation de messages non sollicités et la création de faux comptes relèvent d’autre chose, avec des conséquences juridiques réelles.

Et ce n’est pas gratuit. Le terme a longtemps porté la promesse d’une croissance sans budget, ce qui a surtout produit des déceptions.

Pourquoi le terme est devenu flou

Il a été repris comme argument commercial, jusqu’à désigner à peu près n’importe quelle action d’acquisition. Beaucoup de prestations vendues sous ce nom sont du marketing digital classique.

Le test utile, face à une proposition de growth hacking : demander quelle boucle de mesure est mise en place, à quelle fréquence les décisions sont prises, et sur quel indicateur. Sans réponse précise, le mot ne recouvre rien.

Ce qui en reste d’utile

La discipline de l’expérimentation, qui est transposable à toute activité. La méthode est décrite côté A/B testing.

Le raisonnement par étages du tunnel, traité côté TOFU, MOFU, BOFU.

Et l’idée que l’acquisition se mesure sur la valeur du client et non sur le volume, traitée côté LTV.

FAQ

Questions fréquentes sur le growth hacking

01

Growth hacking et growth marketing, quelle différence ?

Le second est le nom donné à la version installée du premier : mêmes principes, avec des budgets, des équipes et un horizon plus long.
02

Cela convient-il à une PME ?

La méthode oui, le vocabulaire moins. Tester, mesurer et décider vite fonctionne sur toute taille d'entreprise.
03

Faut-il un profil technique ?

Cela aide pour les mécanismes intégrés au produit. Sur l'acquisition, ce qui compte davantage est la rigueur de mesure, sujet traité côté consultant Google Analytics.