+7ans
Acquisition
Tunnel de vente
Un tunnel de vente est un parcours construit pour amener un visiteur d’une première exposition jusqu’à l’achat, par une suite d’étapes prévues à l’avance. Le vocabulaire vient de la vente directe et s’est répandu avec les offres numériques.
Il se distingue du tunnel de conversion, qui décrit et mesure le parcours existant sur un site. Le tunnel de vente le fabrique : c’est un dispositif commercial, pas un instrument d’analyse.
Je vous recontacte sous 24h !



Maxim Abouariche · Head of SEM
En chiffres
Expert acquisition digitale
Certifié
+500K€
+100
Ils m'ont fait confiance
Accélérez votre acquisition avec un accompagnement SEA
Faites piloter vos campagnes Google Ads et Microsoft Ads par le consultant qui les optimise.
Envoyez-moi l'adresse de votre site et votre contexte. Je regarde votre compte, je vous dis ce que j'y vois et ce que je traiterais en premier. Premier échange de 30 minutes, sans engagement.
Comment il s’organise
Quatre étapes reviennent dans presque tous les montages.
L’entrée. Une page unique qui présente une seule offre, sans navigation ni distraction, alimentée par la publicité, le référencement ou une audience existante.
La contrepartie. Quelque chose d’utile donné contre une adresse : un guide, un diagnostic, un essai, une session. La qualité de cette contrepartie décide de la qualité des contacts obtenus, et c’est le point où la plupart des tunnels échouent.
La séquence. Une suite de messages qui traite les objections dans l’ordre où elles se posent, plutôt que de répéter l’argumentaire.
L’offre et le paiement. Un parcours court, sans étape ajoutée et sans création de compte imposée.
Deux mécanismes s’y greffent fréquemment : une offre complémentaire proposée juste après l’achat, et une relance des paniers ou des dossiers restés en suspens.
Ce que le modèle suppose
C’est ce que les présentations du sujet passent le plus souvent sous silence.
Le tunnel suppose une décision individuelle. Une personne décide, seule, dans un temps court. Il fonctionne donc bien sur une formation, un abonnement, un produit à panier moyen.
Il suppose aussi un volume suffisant. Un parcours à quatre étapes qui laisse passer une partie des visiteurs à chaque niveau demande beaucoup d’entrées pour produire quelques ventes. En dessous d’un certain trafic, il ne se pilote pas : les écarts observés relèvent du hasard.
Où il tient moins bien
Sur une vente B2B à cycle long, le modèle décrit une fiction confortable.
La décision y est collective, prise par plusieurs personnes qui n’entrent pas dans le tunnel au même moment. Elle s’étale sur des mois, avec des retours en arrière que la représentation linéaire ne prévoit pas. Et l’étape décisive, l’échange avec un commercial, se passe hors du dispositif.
Cela ne le rend pas inutile. Cela déplace son rôle : il sert à identifier et à réchauffer, pas à conclure. La suite relève du lead nurturing et du travail commercial, et vouloir automatiser cette partie est la cause d’échec la plus fréquente.
Ce qui le fait échouer
Quatre causes, par fréquence.
Une contrepartie sans valeur. Un document générique attire des adresses de gens qui ne deviendront jamais clients. Le tunnel fonctionne en apparence et ne produit rien.
Trop d’étapes. Chaque niveau supplémentaire perd une partie des visiteurs. Beaucoup de tunnels comptent des étapes qui n’apportent aucune information et existent par convention.
Le décalage entre la promesse et l’offre. Une entrée qui annonce une chose et une offre finale qui en vend une autre produit un taux d’entrée élevé et zéro vente.
L’absence de mesure par étape. Sans taux de passage entre chaque niveau, un tunnel qui ne convertit pas ne dit pas où il perd, et l’on retravaille au hasard.
Le mesurer
Les indicateurs utiles sont les taux de passage entre étapes consécutives, jamais le taux global.
L’étape à corriger n’est pas celle qui perd le plus de monde en valeur absolue, presque toujours la première. C’est celle dont le taux de passage est anormalement bas au regard de sa position dans le parcours.
La méthode de découpage et de lecture est la même que pour un parcours existant, détaillée sur la page tunnel de conversion. La différence est qu’ici, chaque étape a été décidée, ce qui rend chacune discutable et supprimable.
Ce qui l’alimente
Un tunnel ne crée pas de trafic. Il transforme celui qu’on lui envoie, et sa performance dépend d’abord de la qualité de cette source.
Alimenté par une audience qui vous connaît, il affiche des taux qui n’ont rien à voir avec ceux obtenus sur du trafic publicitaire large. Comparer les deux, ou comparer son tunnel à des chiffres publiés sans savoir d’où venait le trafic, ne sert à rien.
