Conversion et experience
Accessibilité web
L’accessibilité web désigne la capacité d’un site à être utilisé par tous, y compris par des personnes en situation de handicap : déficience visuelle, auditive, motrice ou cognitive.
Ce n’est pas une option de confort. C’est une obligation légale pour une partie des acteurs, et un ensemble de bonnes pratiques qui recoupe largement le référencement.
Ce que la loi impose
En France, le RGAA s’applique aux services publics, aux collectivités, et aux entreprises dépassant un certain chiffre d’affaires.
Trois obligations en découlent. Une déclaration d’accessibilité publiée sur le site. Un schéma pluriannuel de mise en conformité. Et un moyen de signaler un défaut.
Pour les entreprises hors périmètre, l’accessibilité reste une bonne pratique, avec une échéance qui se rapproche pour le commerce en ligne au titre de l’accessibilité des services numériques.
Ce qui recoupe le référencement
C’est le point qui rend le sujet rentable au-delà de l’obligation, et il est rarement présenté ainsi.
Les textes de remplacement des images. Ils servent le lecteur d’écran et constituent la seule description qu’un moteur reçoit d’une image. Le sujet est traité côté balise alt.
La hiérarchie des titres. Une personne utilisant un lecteur d’écran navigue de titre en titre. Google lit la même structure pour comprendre le plan. Une hiérarchie fausse gêne les deux, comme expliqué côté balises Hn.
Les intitulés de liens. « Cliquez ici » ne dit rien à un lecteur d’écran ni à un moteur. Un intitulé descriptif sert les deux.
La structure sémantique. Utiliser les éléments HTML pour ce qu’ils sont plutôt que pour leur apparence aide l’assistance technique et la compréhension automatique.
Les contrastes et la taille de texte, qui améliorent la lisibilité pour tous et réduisent le rebond.
Ce qui ne recoupe pas
Une partie du travail d’accessibilité n’a aucun effet de référencement : navigation au clavier, gestion du focus, sous-titrage des vidéos, compatibilité avec les technologies d’assistance.
Cette partie se justifie par elle-même, et il serait malhonnête de la vendre comme du référencement.
Par où commencer
Trois contrôles produisent l’essentiel du gain initial.
Les images sans texte de remplacement, listées par un crawl du site.
La hiérarchie des titres, vérifiable en extrayant tous les titres d’une page et en les lisant à la suite.
La navigation au clavier, testable en parcourant une page sans souris.
Ces trois-là relèvent du volet technique d’un audit SEO pour deux d’entre eux, et d’un audit d’accessibilité pour le troisième.
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