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Consultant SEA
Consultant SEA B2B
Une campagne B2B ne ressemble pas à une campagne grand public. Le volume est faible, le clic coûte cher, et la vente se conclut des mois après le clic qui l’a déclenchée. Ces trois écarts changent tout le pilotage.
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Maxim Abouariche · Head of SEM
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Le problème de l’apprentissage
Les enchères automatiques ont besoin de conversions pour se calibrer. Un compte B2B qui produit 3 demandes par mois ne donne pas de quoi décider, et l’algorithme dépense en explorant.
La réponse n’est pas d’attendre. Elle consiste à élargir le signal en comptant des étapes intermédiaires qui arrivent plus souvent : un téléchargement de documentation, une prise de rendez-vous, une visite de la page tarifs. Ces micro-conversions ne sont pas l’objectif commercial, elles servent à nourrir l’apprentissage.
Le risque est connu : une campagne optimisée sur des micro-conversions produit beaucoup de micro-conversions et peu de clients. La correction passe par des valeurs différenciées, où une demande de démonstration ne pèse pas comme un téléchargement.
Le cycle long et ce qu’il casse
Quand la signature arrive quatre mois après le clic, la fenêtre d’attribution standard ne la voit pas. Le compte affiche alors un coût par acquisition qui ne correspond à rien.
Deux corrections. Allonger la fenêtre de conversion au delà de la durée réelle du cycle. Et remonter les conversions hors ligne depuis le CRM, pour que Google apprenne sur les affaires signées et pas sur les formulaires reçus. C’est le travail qui sépare un compte B2B piloté d’un compte B2B subi, et il commence par le suivi des conversions.
Le coût du clic et la valeur du prospect
À 20 € le clic, 30 clics inutiles représentent 600 € et une part significative d’un budget mensuel B2B. La lecture des termes de recherche n’est pas une optimisation de confort, c’est le premier poste d’économie.
Les requêtes à écarter en priorité sont les recherches d’emploi, les recherches de formation, les comparateurs et les étudiants. Sur un marché de niche, ces intentions représentent souvent la majorité du volume disponible.
Ce qui marche en B2B
Cibler étroitement plutôt que largement, quitte à accepter un volume faible. Une campagne qui reçoit 40 clics par mois sur des requêtes exactes vaut mieux qu’une campagne qui en reçoit 400 dont 350 hors sujet.
Séparer les requêtes de problème et les requêtes de solution. Quelqu’un qui cherche son symptôme n’achète pas au même moment que quelqu’un qui cherche votre catégorie de produit.
Traiter Microsoft Ads sérieusement. L’audience professionnelle y est surreprésentée et le coût par clic plus bas, sujet traité côté Microsoft Ads.
Travailler ensemble
Je pilote ces comptes en direct, sans commission sur le budget média, à 450 € HT par jour. Le point de départ est presque toujours un audit Google Ads, parce que sur un compte B2B la mesure est fausse dans la majorité des cas.
Le référencement naturel joue souvent un rôle plus important qu’en grand public sur ces cycles longs, ce qui est traité côté SEO B2B et sur l’articulation des deux leviers côté consultant SEO et SEA.
FAQ
