SEO technique
Cloaking
Le cloaking consiste à servir au robot d’un moteur un contenu différent de celui présenté aux visiteurs. C’est une infraction explicite aux consignes de Google, sanctionnée par une action manuelle.
Le critère n’est pas la différence en soi : c’est l’intention de tromper le moteur sur ce que contient la page.
Ce qui est interdit
Trois formes classiques.
Détecter le robot par son identité déclarée ou par son adresse, et lui envoyer une page enrichie de mots clés que le visiteur ne voit pas.
Afficher du texte invisible : même couleur que le fond, taille nulle, positionnement hors écran.
Servir une page de contenu au moteur et rediriger le visiteur vers une page commerciale sans rapport.
La frontière avec l’adaptation légitime
Elle est plus nette qu’il n’y paraît, et elle tient à ce qui déclenche la différence.
Adapter selon le visiteur est légitime : langue détectée, appareil, taille d’écran, statut de connexion, contenu personnalisé selon un historique. Le robot arrive sans historique et reçoit la version par défaut, complète et cohérente. C’est le principe décrit côté personnalisation web.
Adapter selon l’identité du robot ne l’est pas. Le test est simple : si votre code contient une condition portant sur le nom du robot ou sur sa plage d’adresses pour changer le contenu, vous cloakez.
Le pré-rendu échappe à l’interdit tant qu’il sert exactement le même contenu, ce qui est traité côté server side rendering.
Les cas involontaires
Ils sont plus fréquents que les cas délibérés, et ils exposent à la même sanction.
La redirection géographique. Un site qui redirige selon le pays sert au robot, qui explore majoritairement depuis les États-Unis, une version que le visiteur français ne verra jamais.
Le mur de consentement. Une page qui ne délivre son contenu qu’après acceptation, alors que le robot reçoit la version complète, produit une différence structurelle.
Le contenu réservé. Un article accessible au robot et fermé au visiteur derrière un abonnement. Google accepte ce cas s’il est déclaré par un balisage prévu à cet effet, et le sanctionne sinon.
Un cache mal configuré, qui sert une version périmée à certaines requêtes.
Comment le détecter chez soi
L’inspection d’URL affiche le HTML rendu par Google. Le comparer à ce que voit un visiteur ordinaire révèle immédiatement un écart.
Un second contrôle consiste à charger la page en se déclarant comme Googlebot et à comparer avec un chargement normal.
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