Netlinking

Analyser les backlinks des concurrents

Regarder qui cite vos concurrents ne crée aucun lien. Cela dit en revanche où chercher, ce qui est le point de départ le plus rapide quand on part de zéro sur le sujet.

L’exercice a une limite qu’il vaut mieux poser d’emblée : une part des liens observés n’est pas reproductible. Un article de presse obtenu à la faveur d’une levée de fonds ou d’un partenariat ne s’imite pas. Le travail consiste à séparer ce qui se reproduit du reste.

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1. Choisir les bons concurrents

Pas ceux que vous croisez sur le terrain, ceux qui occupent les premières positions sur vos requêtes commerciales. Les deux listes se recoupent rarement.

Trois à cinq sites suffisent. Au delà, l’analyse produit un volume de données que personne n’exploite.

Le meilleur critère est la comparabilité. Un site installé depuis quinze ans avec des milliers de domaines référents ne donne aucune indication utile à un site jeune : ses liens viennent de son ancienneté. Un concurrent proche de votre taille qui vous dépasse est bien plus instructif.

2. Extraire les domaines référents, pas les liens

C’est la première décision méthodologique, et elle change le volume de travail.

Un même site peut pointer cent fois vers un concurrent, notamment depuis un pied de page ou un encadré de gabarit. Compter les liens gonfle les chiffres sans rien apprendre. Compter les domaines qui citent au moins une fois donne une liste exploitable, généralement dix fois plus courte.

3. Isoler l’intersection

L’opération la plus rentable de toute l’analyse.

Les sites qui citent trois de vos concurrents et pas vous forment une liste courte, qualifiée, et souvent surprenante. Ce sont les publications, annuaires professionnels, comparateurs et associations de votre secteur, ceux qui parlent naturellement de votre métier.

Cette liste répond à une question concrète : qu’est ce qui a motivé ces citations, et pouvez vous offrir la même chose. Souvent, il suffit d’exister dans leur base et de le demander.

4. Classer par reproductibilité

Quatre catégories, dont une seule mérite votre temps immédiat.

Reproductible aujourd’hui. Annuaires professionnels, fédérations, comparateurs, listes de prestataires, partenaires technologiques. Il suffit généralement d’en faire la demande.

Reproductible avec du travail. Publications sectorielles, podcasts, études auxquelles vos concurrents ont contribué. Cela demande une proposition qui tienne debout, pas un courriel type.

Non reproductible. Presse liée à un événement d’entreprise, liens issus d’une acquisition, mentions d’un dirigeant connu.

À éviter. Réseaux de sites créés pour vendre des liens, reconnaissables au fait qu’ils publient sur tous les sujets sans recevoir de visites. Leur présence en nombre chez un concurrent explique parfois sa position, et l’imiter revient à acheter le même risque.

5. Regarder les pages, pas seulement les domaines

Un détail qui change souvent la conclusion.

Identifier quelles pages du concurrent concentrent ses liens entrants dit ce qui, dans son contenu, a donné envie de le citer. C’est presque toujours une ressource précise : un outil, une donnée, un guide détaillé. Rarement une page de service.

C’est l’enseignement le plus utile de l’analyse, et il ne porte pas sur les liens mais sur ce qu’il faut publier pour en recevoir.

Ce que les outils affichent, et ce qu’ils voient

Aucun outil ne connaît la totalité des liens d’un site. Chacun explore le web avec ses propres moyens, et leurs bases diffèrent sensiblement.

Deux conséquences pratiques. Les chiffres absolus n’ont pas de valeur en soi, seule la comparaison entre sites mesurés par le même outil en a. Et les scores d’autorité propriétaires sont des estimations, pas des données de Google : un site bien noté sans audience réelle ne transmet rien.

La lecture utile porte sur le nombre de domaines référents, leur proximité thématique et le rythme d’acquisition, pas sur un score.

Ce qu’on en fait

L’analyse produit une liste de cibles, qui n’a de valeur qu’une fois traitée. Les méthodes d’obtention sont détaillées sur la page comment obtenir des backlinks, et l’ordre dans lequel les traiter relève de la stratégie de netlinking, qui décide des pages à renforcer avant le premier contact.