SEO technique
URL relative et URL absolue
Une URL absolue contient l’adresse complète, protocole et domaine compris. Une URL relative n’indique que le chemin, et le navigateur la complète à partir de la page courante.
absolue : https://exemple.fr/services/audit/
relative : /services/audit/
Les deux fonctionnent pour un lien ordinaire. La distinction compte sur quelques éléments précis, où le relatif provoque des erreurs difficiles à repérer.
Où l’absolu est obligatoire
Quatre cas, sans exception.
La balise canonique. Une canonique relative s’interprète mal selon le contexte, et Google peut retenir une adresse différente de celle voulue.
Les déclarations hreflang. Même raison, avec un effet plus large puisqu’une déclaration invalide annule le dispositif entier.
Le plan de site XML. Les adresses y sont toujours complètes.
Les données structurées, où les références à des pages doivent être résolvables hors contexte.
Ce que le relatif provoque
Trois problèmes concrets, tous liés au fait que le navigateur complète à partir de la page courante.
La duplication entre variantes de domaine. Un site accessible avec et sans www, ou en clair et en chiffré, propage la variante d’arrivée à tous ses liens relatifs. Le visiteur qui entre par la mauvaise version y reste, et Google explore deux sites parallèles.
Les erreurs après un changement de niveau. Un chemin relatif sans barre oblique initiale se calcule depuis le répertoire courant. Déplacer la page casse tous ses liens.
Les problèmes de rendu. Une page servie depuis un cache ou un environnement de test peut résoudre les chemins relatifs vers le mauvais domaine.
Ce que le relatif apporte
Il simplifie les migrations d’environnement : le même code fonctionne en test et en production sans réécriture.
C’est un argument de développement, pas de référencement, et il vaut pour les ressources internes plutôt que pour les liens de navigation.
Le compromis courant consiste à utiliser des chemins relatifs à la racine, commençant par une barre oblique, pour les liens internes, et l’absolu partout où une adresse doit être résolvable seule.
L’erreur de la double barre
Un cas fréquent et déroutant : l’adresse commençant par deux barres obliques sans protocole. Elle hérite du protocole de la page courante.
Elle servait pendant la transition vers le chiffrement. Elle n’a plus de raison d’être aujourd’hui, et elle produit des comportements inattendus dans les fichiers non HTML.
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