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HTTP/2

HTTP/2 est la version du protocole de transfert web publiée en 2015, qui a remplacé HTTP/1.1 sur la majorité des sites. Elle ne change pas ce qui est transmis, elle change la manière.

Son intérêt tient à une limite de la version précédente : une connexion ne transportait qu’une ressource à la fois.

Ce qu’il change

Trois mécanismes, et le premier explique l’essentiel du gain.

Le multiplexage. Plusieurs ressources transitent en parallèle sur une seule connexion. Avec HTTP/1.1, le navigateur ouvrait plusieurs connexions et faisait la queue sur chacune. Sur une page qui appelle soixante fichiers, l’écart est net.

La compression des en-têtes. Les informations techniques répétées à chaque demande sont compressées, ce qui réduit le volume échangé.

La priorisation. Le navigateur peut indiquer quelles ressources sont critiques, pour que la feuille de style arrive avant une image de bas de page.

Ce qu’il rend inutile

C’est la partie que beaucoup de sites n’ont pas mise à jour, et qui coûte des performances.

Plusieurs optimisations conçues pour contourner la limite de HTTP/1.1 sont devenues contre-productives.

La concaténation de fichiers, qui regroupait scripts et styles en un seul gros fichier. Avec le multiplexage, elle empêche la mise en cache partielle : une modification invalide tout le bloc.

Les sprites d’images, qui fusionnaient les icônes en une seule image.

La répartition des ressources sur plusieurs sous-domaines, qui servait à multiplier les connexions et coûte désormais des résolutions supplémentaires.

Son effet réel sur la vitesse

Il est réel et modeste, et il faut le dire pour éviter la déception.

Le gain se voit sur les pages qui appellent beaucoup de ressources, et il est faible sur une page légère. Il ne compense ni un serveur lent, ni des images non optimisées, qui restent les deux premiers postes du temps de chargement.

Activer HTTP/2 sans traiter le poids des images produit une amélioration marginale.

Comment l’activer

Il est proposé par la quasi-totalité des hébergeurs et des réseaux de diffusion, souvent activé par défaut. Il suppose le chiffrement : les navigateurs ne l’acceptent qu’en HTTPS.

La vérification se fait dans l’onglet réseau des outils du navigateur, qui indique le protocole utilisé pour chaque ressource.

FAQ

Questions fréquentes sur HTTP/2

01

Faut-il passer à HTTP/3 ?

Il apporte un gain supplémentaire sur les réseaux instables, notamment mobiles. Il s'active côté hébergeur, sans travail sur le site.
02

HTTP/2 est-il un critère de classement ?

Non, pas directement. Il agit sur la vitesse, qui est un signal léger.
03

Faut-il défaire les anciennes optimisations ?

Sur un site qui concatène tout en un fichier, oui. Le découpage permet une mise en cache plus fine.