SEO technique
Cumulative Layout Shift (CLS)
Le Cumulative Layout Shift mesure les déplacements d’éléments pendant le chargement d’une page. Un bouton qui bouge au moment où le visiteur le vise, un texte qui descend quand une image arrive : c’est ce que cette métrique quantifie.
C’est le seul des trois signaux web essentiels qui ne mesure pas une durée mais une gêne.
Comment il se calcule
Le score combine deux facteurs pour chaque déplacement : la part de l’écran affectée et la distance parcourue par les éléments.
Les valeurs s’additionnent sur toute la durée de la visite, avec un regroupement par fenêtres pour éviter qu’une page longue accumule mécaniquement.
Le seuil de Google est de 0,1 pour un bon score. Au-delà de 0,25, l’expérience est considérée comme mauvaise.
Un déplacement provoqué par une action du visiteur, comme l’ouverture d’un menu, n’est pas compté. Seuls les mouvements inattendus le sont.
Les quatre causes
Elles expliquent la quasi-totalité des mauvais scores.
Les images sans dimensions déclarées. Le navigateur ne réserve pas la place, le texte remonte, puis redescend quand l’image arrive. C’est la cause numéro un, et la plus simple à corriger : déclarer la largeur et la hauteur.
Les publicités et contenus intégrés. Un emplacement dont la taille varie pousse tout ce qui est en dessous. La correction consiste à réserver un espace fixe.
Les polices personnalisées. Le texte s’affiche d’abord dans une police de repli, puis change quand la police finale arrive. La différence de métrique décale la mise en page.
Les éléments injectés en haut de page. Bandeau de consentement, message d’alerte, barre d’annonce insérés après le chargement repoussent tout le contenu.
Ce que cela change
Sur le classement, l’effet est réel et modeste, comme pour les autres signaux web essentiels.
Sur la conversion, l’effet est direct : un visiteur qui clique au mauvais endroit parce que la page a bougé se retrouve ailleurs que là où il voulait aller. Sur un tunnel de commande, cela se paie immédiatement.
Comment le mesurer
Les données de terrain de la Search Console donnent la réalité, agrégée sur les visiteurs réels.
Un test en laboratoire ne capte souvent qu’une partie du problème, parce qu’il ne simule pas les interactions ni les temps de chargement réels des ressources tierces.
L’outil le plus utile reste l’observation directe : charger la page sur une connexion lente et regarder ce qui bouge.
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