SEO technique

Analyse de logs SEO

Les journaux du serveur enregistrent chaque requête reçue : l’adresse demandée, la date, le code renvoyé, et l’identité déclarée du demandeur. Les analyser du point de vue du référencement consiste à isoler les visites de Googlebot pour voir ce que le moteur fait réellement sur le site.

C’est la seule source de vérité sur l’exploration. Tous les autres outils estiment, simulent ou rapportent partiellement.

Ce qu’elle révèle qu’aucun autre outil ne voit

Cinq choses, et chacune corrige une croyance courante.

Les pages que Google ne visite jamais. Elles existent, elles sont dans le plan de site, et elles n’apparaissent pas une seule fois dans les journaux. Aucun outil d’exploration ne le dit, puisque lui les trouve.

Où part réellement l’exploration. La répartition entre pages utiles, ressources, paramètres et erreurs surprend presque toujours. Sur un catalogue, une part importante des visites porte sur des combinaisons de filtres que personne n’a voulu publier.

La fréquence par zone. Certaines sections sont revisitées quotidiennement, d’autres une fois par trimestre. L’écart désigne les zones que le maillage ne soutient pas.

Les erreurs réellement rencontrées. Un rapport d’outil liste les erreurs qu’il a trouvées. Les journaux listent celles que Google a rencontrées, ce qui n’est pas la même liste.

Les faux robots. Les aspirateurs de contenu se déclarent souvent Googlebot. La vérification par l’adresse d’origine les démasque, ce qui est expliqué côté Googlebot.

Ce qu’on y cherche

Quatre questions structurent une analyse.

Quelle proportion des pages du site est visitée sur la période. Un site dont la moitié des pages n’est jamais explorée a un problème d’architecture, pas de contenu.

Quel volume d’exploration part sur des adresses sans valeur.

Quels codes de réponse dominent. Un taux élevé de redirections ou d’erreurs consomme un budget qui ne va pas aux pages utiles.

Quel délai sépare la mise en ligne d’une page de sa première visite. C’est l’indicateur le plus direct de la santé du maillage.

Les difficultés pratiques

L’accès aux journaux dépend de l’hébergement. Sur un serveur dédié ou mutualisé classique, ils sont disponibles. Sur certaines plateformes gérées, ils ne le sont pas, ou seulement partiellement.

La volumétrie impose un outil : quelques jours de journaux d’un site moyen représentent des millions de lignes.

Enfin un réseau de diffusion de contenu placé devant le serveur peut absorber une partie des requêtes, et les journaux du serveur d’origine deviennent incomplets.

Quand cela vaut le travail

Sur un site de quelques centaines de pages, l’analyse apporte peu : Google explore tout sans difficulté.

Elle devient décisive sur les grands sites, les catalogues à filtres, les sites lents et ceux qui présentent un fort taux de pages découvertes mais non indexées. C’est le prolongement naturel du travail sur le budget de crawl.

FAQ

Questions fréquentes sur l'analyse de logs

01

Sur quelle période analyser ?

Au moins un mois, pour couvrir un cycle complet d'exploration. Une semaine ne montre que les zones les plus visitées.
02

La Search Console ne suffit-elle pas ?

Ses statistiques d'exploration donnent les grandes masses. Elles ne disent pas quelles adresses précises ont été visitées.
03

Faut-il un outil payant ?

Sur de petits volumes, un traitement en ligne de commande suffit. Au-delà, un outil dédié devient nécessaire.